Protéger les écosystèmes et certaines espèces emblématiques et menacées

Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica) - Crédit : Thierry Degen / Terra

Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica)

Crédit : Thierry Degen / Terra

Depuis plus d’un siècle, la protection des milieux naturels et des espèces repose sur une diversité d’outils : plans nationaux d’action en faveur des espèces menacées, parcs nationaux et régionaux, parcs naturels marins, réserves naturelles… Les aires protégées françaises couvrent plus de 20 % du territoire, sur terre comme en mer. La protection de ces espaces permet aussi à chacun de découvrir ce patrimoine naturel et ces paysages exceptionnels, qui contribuent à l’attractivité de la France.

Quelles actions prioritaires ?

Une stratégie nationale des aires protégées

Les espaces protégés sont reconnus aux niveaux national et international comme des outils efficaces de lutte contre l’érosion de la biodiversité. Ce sont aussi des zones de résilience face aux effets du changement climatique.

Aussi développer un réseau d’aires protégées sur tout le territoire est aujourd’hui essentiel dans un contexte d’accélération de l’érosion de la biodiversité.

L’extension du réseau des aires protégées marines et terrestres et le renforcement de leur gestion était un objectif prioritaire du gouvernement : l’objectif est de préserver les espèces et les écosystèmes, tout en contribuant à la mise en place de la trame verte et bleue.

Le projet de création d’un parc national dédié aux forêts feuillues de plaine est issu des engagements du Grenelle de l’Environnement. Ce nouveau parc inauguré en 2020 vient compléter le réseau des 10 parcs nationaux existants, dont 3 en outre-mer. Avec une surface de 241 000 hectares au total, le cœur de ce parc national couvre 56 000 ha, dont 6 000 ha de forêts domaniale laissés en libre évolution et 3 000 ha de réserve intégrale.

Des plans d’action pour la protection des espèces

Parallèlement, la protection d’espèces menacées, comme l’ours et certains cétacés, contribue à la préservation et à la restauration des habitats dont ces espèces dépendent.

Espèces emblématiques de la biodiversité marine, les cétacés (baleines, dauphins, globicéphales...) sont menacés par les activités marines et littorales. Face à ces pressions, le Gouvernement a lancé une stratégie nationale de préservation des cétacés présents dans les eaux marines françaises. Le plan d’actions se décline en 18 actions regroupées dans quatre axes et s’applique dans tout l’espace maritime français, en métropole et outre-mer.

Biodiversité marine : une stratégie nationale pour mieux connaître et protéger les cétacés

Plus largement, la France a une responsabilité patrimoniale importante dans le maintien voire la restauration de l’état de conservation de  certaines espèces menacées.

Dans le cadre de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité, le Ministère en charge de l’environnement a initié des plans nationaux d’actions en faveur des espèces menacées.

Les plans nationaux d’actions (PNA) sont des outils stratégiques et opérationnels qui visent à assurer la conservation ou le rétablissement d’espèces de faune et de flore sauvages menacées, lorsque les autres politiques publiques environnementales et sectorielles sont jugées insuffisantes pour aboutir à cet objectif

Les plans nationaux d’actions (PNA) sont des outils stratégiques et opérationnels qui visent à assurer la conservation ou le rétablissement d’espèces de faune et de flore sauvages menacées, lorsque les autres politiques publiques environnementales et sectorielles sont jugées insuffisantes pour aboutir à cet objectif

Cet outil, développé et utilisé depuis plus de 20 ans, a démontré son efficacité en agissant sur les espèces à enjeux, tant animales que végétales.

62 PNA

sont en vigueur dont 15 en outre-mer : 12 pour la flore, 19 pour les oiseaux, 9 pour les mammifères, 11 pour les reptiles, 3 pour les amphibiens, 2 pour les poissons, 3 pour les mollusques, 3 pour les insectes dont celui sur les pollinisateurs.

Réintroduction d 'espèces

C’est un des axes d’intervention importants pour beaucoup de PNA. On distingue les réintroductions proprement dites là où l’espèce a disparu, ou bien des renforcements quand les populations existantes sont trop réduites.

Sur la cinquantaine de PNA Faune, une vingtaine comprennent, dans leur stratégie de conservation, un volet réintroduction/renforcement.

C’est un des axes d’intervention importants pour beaucoup de PNA. On distingue les réintroductions proprement dites là où l’espèce a disparu, ou bien des renforcements quand les populations existantes sont trop réduites.

Sur la cinquantaine de PNA Faune, une vingtaine comprennent, dans leur stratégie de conservation, un volet réintroduction/renforcement.

Education, formation et contrôle

Face à l’érosion de la biodiversité, sa protection suppose également une police de la nature effective et adaptée aux enjeux des territoires. Objectif ? maintenir une pression de contrôle suffisante sur le terrain et renforcer la capacité d’action des inspecteurs de l’environnement.

La création de l’OFB au 1ejanvier 2020 a pour objectif de :

  • renforcer la présence de ces agents dans les territoires,
  • améliorer les compétences nécessaires à l’enquête judiciaire, de la constatation d’infraction à la décision de poursuite du mis en cause devant le tribunal

Le gouvernement souhaite aussi à renforcer l’éducation et la formation, par exemple en déployant 500 aires marines et terrestres éducatives d’ici 2022

Lutte contre le trafic d’espèces sauvages

Au niveau international, il s’agit de renforcer la lutte contre le trafic des espèces sauvages et la mobilisation en faveur de la protection des forêts tropicales.