Quel impact de l’homme sur la biodiversité ?

Pêche à pied sur l'estran - Crédit : Arnaud Bouissou / Terra

Pêche à pied sur l'estran

Crédit : Arnaud Bouissou / Terra

Comme pour le changement climatique, la responsabilité de l’homme dans le déclin de la biodiversité est bien établie par les évaluations récentes des écosystèmes et des services écosystémiques.

L'être humain ne compte que pour 0,1 % de l’ensemble de la biomasse terrestre (550 Gt de carbone) et 3 % de la biomasse animale (2 Gt). Mais son impact sur la nature est démesuré et s’est accéléré au fil des âges, avec la domestication, l’agriculture et la révolution industrielle.

 

Cette responsabilité est engagée dans des décisions ou des choix, qui peuvent être collectifs (dans une collectivité, une entreprise, une association...) ou individuels, qu’ils soient conscients ou non.

Mais dans tous les cas, ils ont toujours pour cadre des normes juridiques, un système économique, un ensemble de pratiques, des valeurs et des croyances, une technologie, etc. qui dépassent l’individu.

La nécessité d’agir concerne donc l’ensemble de la société et interpelle autant l’individu que les cadres juridique, économique, politique, socio-culturel et technologique.

Nos besoins et leurs impacts sur la biodiversité

Dans chacune de nos activités, nous interagissons avec les écosystèmes et les autres espèces : pour satisfaire nos besoins vitaux, à savoir se nourrir, se soigner, se loger, se déplacer, travailler, produire ou se divertir.  

 

Par ces interactions, nous bénéficions des ressources naturelles, des services écosystémiques et du non-usage de la nature. Nous perdrons ces bénéfices si nous ne protégeons pas la nature.

Mais par ces interactions, nous leur imposons aussi des pressions que ces espèces et ces écosystèmes ne peuvent plus supporter.

Ces pressions sont exercées sur les écosystèmes de notre territoire, mais aussi dans le reste du monde. En effet, compte tenu de son niveau de consommation élevé, de la croissance démographique et de l’insuffisance de matières premières sur son territoire, la France importe des matières premières issues d’autres régions du monde. Elle utilise ainsi indirectement des terres situées dans ces régions et exerce ainsi une pression sur leurs écosystèmes : consommation de ressources, disparition d’habitats naturels, dont la déforestation des forêts tropicales, perte de carbone, etc.

 

La responsabilité, naturellement, ne repose pas sur l’individu mais bien sur les collectifs Impliqués dans la mise en œuvre des activités les plus dommageables à la biodiversité. Cependant, tout acteur ou tout citoyen, par sa prise de conscience et ses choix de consommation, peut contribuer au changement en profondeur la société, du niveau local à international, pour transformer nos modèles et opérer une transition écologique vertueuse, favorable à la biodiversité.

Illustrations par des exemples des pressions engendrées sur la biodiversité par nos activités humaines, de la réaction en chaine des impacts sur la biodiversité et in fine sur notre qualité de vie et les risques engendrés.

Crédit : Ministère de la Transition écologique

L’objectif central de la troisième Stratégie nationale biodiversité  est de réduire ces pressions, en France et dans le reste du monde, dans chacune de nos activités.