Préserver la mer et le littoral

Récifs coralliens en Nouvelle-Calédonie - Crédit : Martin Ravanat / Tieti diving

Récifs coralliens en Nouvelle-Calédonie

Crédit : Martin Ravanat / Tieti diving

Présente dans tous les océans, sauf l’Arctique, la France dispose du 2e espace maritime du monde. La quantité de plastique que l’on retrouve dans les océans continue d’augmenter avec des conséquences néfastes pour la biodiversité et pour notre santé. Aujourd’hui, des solutions existent à la fois pour limiter la production de déchets à la source, récupérer les plastiques et développer des produits à base de matières recyclables et recyclées.

Quelles actions prioritaires ?

Objectif zéro plastique en mer

Le gouvernement veut mobiliser les territoires et les citoyens pour que plus aucun plastique ne soit rejeté dans les océans.

On appelle « déchets marins » les déchets présents dans l’environnement marin. 80 % des déchets marins proviennent des activités à terre. Ce sont des déchets qui ont gagné la mer ou qui y ont été jetés. Les plastiques, et plus particulièrement les déchets d’emballages en plastique comme les sacs à usage unique sont, et de loin, les déchets les plus répandus dans l’environnement marin.

En se fragmentant en petits morceaux, les déchets marins se dispersent à la surface des océans. Il est estimé à environ 5 000 milliards le nombre de particules plastiques flottant ainsi à la surface des mers. Ces déchets ont un fort impact sur la biodiversité marine.

Afin de mettre fin aux rejets de déchets en mer d’ici 2025, le Plan d’actions zéro plastique en mer (2020-2025) décline en 35 actions une feuille de route nationale vise à réduire l’apport de macro et micro-déchets  vers les mers et les océans d’ici à 2025.

La lutte contre ces pollutions passe aussi par un engagement territorial avec la charte d’engagement « Une plage sans déchet plastique pour des communes littorales éco-exemplaires ». À travers 15 gestes concrets autour de trois thématiques, les collectivités peuvent contribuer à la préservation de leurs plages.

 

Renforcement des espaces maritimes et littoraux protégés

Le gouvernement entend prolonger la dynamique de création d’aires marines protégées et de renforcement des actions de gestion menées en leur sein. Sur le littoral, il prévoit d’étendre les espaces naturels protégés par le Conservatoire du littoral de 10 000 hectares d’ici 2022. La stratégie nationale des aires protégées et son premier plan d’actions, publiés en janvier 2021, permettent de définir cette ambition et d’en définir les modalités pratiques de mise en œuvre.

Au niveau international, le plan d'actions vise à renforcer les discussions sur la mer pour aboutir rapidement à des engagements concrets en matière d’aires protégées, de pêche et de protection de la biodiversité en haute mer.

 

Protection des récifs coralliens

Milieux complexes, les récifs coralliens sont d’une extrême fragilité et les dégradations à l’échelle mondiale sont particulièrement inquiétantes. Aux actions humaines directes – surpêche, surexploitation des ressources, remblaiement, défrichements et terrassements, pollutions diverses et absence de traitement des déchets, commerces des poissons et des produits récifaux, tourisme – s’ajoutent les effets du changement climatique et de l'acidification des océans.

À l’échelle de la planète, ce sont quelques 20 % des récifs et des écosystèmes associés qui ont été irrémédiablement détruits au cours des dernières décennies, en raison de pressions d’origines humaines et naturelles. Parmi les 80 % restants, seuls 30 % seraient dans un état satisfaisant.

La responsabilité de la France est grande envers les récifs coraliens puisqu’ils couvrent, dans les outre-mer français, près de 58 000 km² soit près de 10 % des récifs mondiaux, faisant de la France le 4e pays corallien au monde. Aussi, le gouvernement s’est fixé un objectif de protection de 100 % des récifs coralliens français d’ici 2025.

Le plan d’actions pour la protection des récifs coralliens français structure l’action publique pour répondre aux objectifs nationaux de protection de ces écosystèmes. Élaboré dans le respect des compétences de chacun, il s’appuie sur l’Initiative française pour les récifs coralliens (Ifrecor) pour obtenir l’engagement des collectivités ultra-marines à compétence propre en environnement.