Permettre la transition de nos modèles de production et de consommation

Rayon fruits et légumes dans le premier supermarché coopératif, " La Louve "

Crédit : Manuel Bouquet / Terra

Notre économie dépend largement de la biodiversité : sans elle, pas de matières premières, pas d’énergie, pas d’agriculture. Plusieurs rapports évaluent les services rendus par la nature et démontrent que la biodiversité est à la base de notre économie et de notre bien-être présent et futur. Les entreprises et les consommateurs prennent de plus en plus conscience que la durabilité de leur activité et de leurs choix dépend aussi de leur capacité à gérer durablement les ressources naturelles.

Quelles actions prioritaires ?

Le gouvernement entend réconcilier développement économique et préservation de la biodiversité en mobilisant et en accompagnant les acteurs économiques et en permettant la transition de nos modèles de production et de consommation (conversion agroécologique, réduction de l’empreinte biodiversité…).

Les paiements pour services environnementaux

Effondrement de la biodiversité dans les espaces ruraux façonnés par l’activité agricole, impacts négatifs de cette activité sur la ressource en eau : le constat d’une inadéquation entre aides à l’agriculture et objectifs de préservation de l’eau et de la biodiversité s’impose.

Pour apporter une réponse à cette inadéquation, une nouvelle logique de rémunération de l’agriculture en fonction des services environnementaux rendus est proposées aux agriculteurs. Cette rémunération des externalités positives est, aussi, l’occasion de redonner de l’autonomie décisionnelle aux agriculteurs (paiement sur les résultats observés et non, comme dans la majorité des aides à l’environnement actuelles, sur les moyens mis en œuvre) et de faire évoluer le regard que la société porte sur eux.

 Ces paiements pour services environnementaux (PSE) sont pris en charge financièrement par les Agences de l’eau dans le cadre de leur XIe programme d’actions.

Grâce à un système de notation, sur la base d’indicateurs, la rémunération sera proportionnelle aux services rendus - pratiques culturales, actions favorables aux haies, prairies permanentes, mares…

Stratégie nationale pour lutter contre la déforestation importée (SNDI)

La déforestation, c’est la perte de services majeurs rendus par les écosystèmes forestiers : hébergement d’une abondante biodiversité, régulation des eaux, adaptation au changement climatique ou atténuation de ses effets.

 Face à cet enjeu, la France, par la signature des Déclarations d’Amsterdam en 2015, s’est engagée à soutenir les efforts publics et ceux du secteur privé pour éliminer la déforestation des chaînes d’approvisionnement d’ici 2020. Elle appuiera aussi les efforts du secteur privé pour l’utilisation d’une huile de palme 100 % durable à la même échéance.

Le 14 novembre 2018, la Stratégie nationale pour lutter contre la déforestation importée (SNDI) a été adoptée avec une mesure relative à la création d’une plateforme nationale de lutte contre la déforestation accessible à l’ensemble des acteurs.

La plateforme nationale de lutte contre la déforestation remplie quatre fonctions : la centralisation des engagements des acteurs, des ressources documentaires sur la déforestation importée, une aide au suivi des chaînes d’approvisionnement avec l’élaboration d’un mécanisme d’alerte pour les entreprises et une réflexion sur un potentiel label « Zéro Déforestation ».