
Mesure 24. Maintenir et restaurer les prairies naturelles
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Pression(s)
Cible(s) cadre mondial
Profil(s) concerné(s)
Pilotes principaux
- Ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
- Ministère de la Transition écologique
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Contexte et enjeux
Les prairies permanentes (prairies naturelles et prairies semées, en couvert herbacé depuis 6 ans et plus), européennes représentaient environ 17% des surfaces terrestres européennes en 2015, en régression continue. Elles sont soumises à deux types d’exploitation : pâturage ou fauche.
L’élevage est la principale activité qui permet le maintien des prairies, qui couvrent 29 % de la surface agricole utile française. Les prairies permanentes, en raison de leur richesse floristique, produisent des fourrages, à l’origine de productions de viande ou de produits laitiers de qualité, à forte valeur ajoutée et patrimoniale (fromages AOP, etc).
Les espaces aéroportuaires constituent, en outre, environ 500 km2 de d’espaces fauchés intéressants pour la conservation et la restauration des prairies.
Les travaux de la planification écologique, notamment la trajectoire projetée dans la stratégie nationale bas carbone, et le Plan stratégique national (PSN) visent le maintien des prairies permanentes au titre du climat et de la biodiversité.
Cette mesure vise ainsi à objectiver et promouvoir les apports des prairies permanentes pour l’agriculture, la transition climatique et la préservation de la biodiversité. Elle s’articule avec les différents chantiers de la planification écologique et le Plan de reconquête de la souveraineté de l’élevage conduit par le ministère en charge de l’Agriculture, qui vise à renforcer l’attractivité et le revenu du métier d’éleveur, la compétitivité des filières d’élevage, leur contribution à l’atténuation du changement climatique et leur résilience face à ses effets.
Description de l’action :
Les services écosystémiques rendus par les prairies dans la régulation des gaz à effets de serre (fixation et stockage du carbone, du protoxyde d’azote), de la qualité et quantité de l’eau, ont fait l’objet de nombreuses études. Pour approfondir la documentation des bénéfices des prairies tant pour la préservation de la biodiversité que pour le secteur de l’élevage, une mission inter-inspections CGAER et IGEDD s’intéressera aux services écosystémiques et économiques assurés par la multifonctionnalité des prairies permanentes :
- Pour les services écosystémiques : préservation de la biodiversité (habitat et ressources pour la faune, dont des espèces inféodées aux prairies), pollinisation, adaptation et atténuation au changement climatique (stockage carbone), érosion, réduction de l’usage des PPP, régulation du grand cycle de l'eau et qualité de l'eau, maintien des paysages, etc.…
- Pour l’élevage, notamment le pastoralisme : augmentation de l’autonomie protéique du cheptel (augmentation de la part en herbe dans son alimentation) ; qualité nutritive du fourrage ; …
Compte tenu de l’interaction forte entre services fournis par les prairies permanentes et les systèmes d’élevages qui reposent sur les prairies, la mission visera également à expliciter les leviers permettant l’atteinte de la trajectoire 2050 relative aux prairies inscrite dans la Stratégie nationale bas carbone et en lien avec le Plan de reconquête de la souveraineté de l’élevage conduit par le ministère en charge de l’Agriculture. La mission étudiera notamment :
- Le recours accru au pâturage pour les cheptels bovins (bovins lait notamment, les cheptels bovins viande pâturant déjà en grande majorité à l’herbe), en prenant en compte l’objectif de la SNBC d’accroître la part des élevages bovins lait en système de pâturage dominant de 28 % en 2020 à 45 % en 2030 ;
- Les leviers pour rendre attractif le maintien ou le développement des modes d’élevage des ruminants reposant sur le pâturage ainsi que son modèle économique afin de permettre le renouvellement des générations sur ces systèmes et le développement des filières, notamment de qualité.
Cette fiche pourra être complétée ultérieurement par les recommandations du rapport
Indicateur(s) avec valeur cible :
Publication d’un rapport CGAER IGEDD
Pilote(s) :
MASA / DGPE
Description de l’action :
On dénombre 500 aérodromes potentiellement concernés, soit 500km2 de prairies qui constitue un maillage sur le territoire métropolitain et outre-mer. Ces 500 aérodromes sont une réserve de biodiversité sur des zones closes, protégées des actions humaines pour des raisons de sécurité aérienne. Elles sont principalement constituées de prairies qui est l’un des milieux naturels les plus menacés en Europe.
Le label "aerobio" créé en 2021 est décerné par le comité scientifique d’Aero Biodiversité (composé de scientifiques du Muséum d’Histoire Naturelle, du CNRS, de l’INRAE) aux aérodromes qui mettent en place et suivent une stratégie de connaissance, de préservation, d’investissement du personnel, de communication et d’ancrage territorial. Trois niveaux du label sont accessibles :
- Niveau 1 : mettre en place la connaissance ;
- Niveau 2 : suivre et améliorer la biodiversité ;
- Niveau 3 : intégrer durablement et promouvoir la biodiversité.
Le label « Aérobio » de l’association « Aéro Biodiversité » renforcera sa visibilité auprès des plateformes aéroportuaires afin de les engager dans le plus haut niveau d’ambition.
Indicateur(s) avec valeur cible :
Nombre d'aéroports confiés à l’association « Aéro Biodiversité » dans l'année – Cible à 20230 : 128, soit +16 aérodromes confiés à l’association « Aéro Biodiversité » par an
Nombre d'aéroports labellisés - Cible à 2030 : 40 soit + 5 aéroports labélisés « Aérobio » par an
Pilote(s) :
MTECT / DGAC