Limiter la consommation d'espaces et préserver les milieux

Promenade au coeur d'un milieu humide - Crédit : Arnaud Bouissou / Terra

Promenade au cœur d'un milieu humide

Crédit : Arnaud Bouissou / Terra

En détruisant et en morcelant les espaces naturels et agricoles, l’étalement urbain et l’artificialisation des sols contribuent directement à la dégradation du fonctionnement des écosystèmes, à la perte de diversité des espèces et à l’accentuation des phénomènes météorologiques extrêmes. Malgré les améliorations apportées par la planification urbaine et rurale, la consommation de ces espaces reste trop rapide, même dans les territoires où la population et les emplois n’augmentent pas.

Quelles actions prioritaires ?

Lutter contre l’artificialisation des sols

Le gouvernement a fixé comme objectif de parvenir à zéro artificialisation nette. Il s’agit de limiter autant que possible la consommation de nouveaux espaces et, lorsque c’est impossible, de « rendre à la nature » l’équivalent des superficies consommées. Il s'agit de développer un urbanisme raisonné, adapté à la réalité des territoires, respectueux de la préservation des espaces naturels et agricoles, mais également soucieux de répondre aux attentes de développement des territoires Cela passe, par exemple, par le développement de la nature en ville qui, au-delà des enjeux relatifs à la biodiversité, améliore le cadre de vie urbain et permet de déployer des solutions fondées sur la nature pour des territoires plus résilients.

A noter : Pour faciliter la compréhension et l’appropriation locale de ce phénomène, l'État met à disposition un observatoire de l’artificialisation.

Continuité écologique

Ayant pour origine des obligations pour faciliter la circulation des poissons datant du XIXème siècle, la politique de restauration de la continuité écologique des cours d’eau a été instaurée sous la forme actuelle à partir de 2006 (loi pour l’eau et les milieux aquatiques transposant la Directive Cadre sur l’eau DCE) et mise en œuvre dans le courant des années 2010. Un plan d’action pour une « politique apaisée » de la restauration de la continuité écologique des cours d’eau a été adopté par le Ministre en juin 2018. Les 7 actions prévues par ce plan visent principalement à réduire le nombre d’ouvrages ciblés (environ 5000 ouvrages prioritaires identifiés par les instances de bassin à traiter avant 2027, alors que le nombre total d’ouvrages restant à traiter en liste 2 serait de l’ordre de 15000 – décompte encore évolutif) et élaborer des outils pour faciliter une mise en œuvre concertée au niveau local.

Trames verte-bleue-noire

La trame verte et bleue (TVB) est une démarche qui vise à maintenir et à reconstituer un réseau d’échanges pour que les espèces animales et végétales puissent, comme l’homme, circuler, s’alimenter, se reproduire, se reposer… et assurer ainsi leur cycle de vie. La trame verte et bleue porte l’ambition d’inscrire la préservation de la biodiversité dans les décisions d’aménagement du territoire, contribuant à l’amélioration du cadre de vie et à l’attractivité résidentielle et touristique.

Pour éviter la création d’îlots de nature préservée dans des territoires de plus en plus artificialisés et fragmentés. La trame verte et bleue complète ces politiques en prenant en compte le fonctionnement écologique des écosystèmes et des espèces dans l’aménagement du territoire et en s’appuyant sur la biodiversité ordinaire.