Plans nationaux d’actions en faveur des espèces menacées

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Oiseaux

En danger

Busard de Maillard (appelé localement « Papangue »)

Circus maillardi

Appelé localement « Papangue », classé par l’UICN sur la Liste rouge des espèces menacées dans la catégorie « en danger », le Busard de Maillard (Circus maillardi) est l’un des busards les plus menacés au monde. Endémique de La Réunion, cet oiseau à faible effectif est le dernier rapace diurne nicheur sur l’île (le Faucon de Dubois - Falco duboisi- y est éteint depuis 1670).

Busard de Maillard

Enjeux du PNA : Visant à assurer la conservation du « Papangue », un nouveau Plan national d’actions (PNA) lui est dédié. Cette première édition du PNA (2022-2031) a été rédigée par la Société d’Études Ornithologiques de la Réunion (SEOR) et accompagnée par un comité de rédaction, sous l’égide de la DEAL de La Réunion. Les actions de ce PNA visent à mieux prendre en compte le Busard de Maillard dans les politiques publiques, à améliorer la gestion de ses habitats et à réduire les menaces qu’il subit. Celles-ci sont l’empoisonnement secondaire des oiseaux par les rodenticides (substances toxiques utilisées pour contrôler les populations de rongeurs), les collisions (réseau routier et ligne électrique), les impacts directs comprenant les actes de tir intentionnel, le dénichage, la captivité et le braconnage et enfin les cas de prédation sur les jeunes oiseaux. Pour favoriser le maintien et le développement à long terme du Busard de Maillard, il est impératif d’assurer le suivi de la population, sa protection et la sensibilisation du public. Pour ce faire, le PNA prévoit près d’une vingtaine d’actions regroupées en huit objectifs.

Périodicité du PNA en cours : 2022-2031

Historique : 1er plan

Structure coordinatrice : DEAL La Réunion

Régions de déploiement : La Réunion

Structure animatrice : Société d’Études Ornithologiques de la Réunion (SEOR)

Documents :

Sites internet :

Oiseaux

En danger critique

Echenilleur de La Réunion

Coracina newtoni

L’Echenilleur de La Réunion est une des espèces d’oiseaux les plus menacées en France. C’est un passereau de taille moyenne d’une vingtaine de centimètres. Essentiellement insectivore, l’espèce peut également se nourrir de fruits ou de lézards. L’espèce est endémique de l’île de La Réunion et son aire de répartition se réduit à 11 km² dans les hauts des communes de Saint-Denis et de la Possession (Réunion). On y compte seulement 25 à 30 couples reproducteurs, une diminution de 25% du nombre de mâles chanteurs entre 1974 et 2005.

Echenilleur de la Réunion

Enjeux du PNA : Il se fixe comme objectif de protéger tous les couples connus de l’espèce (actuellement 30) et d’atteindre au moins 50 couples à la fin du plan.

Périodicité du PNA en cours : 2013 – 2017

Historique : 1er plan

Structure coordinatrice : DEAL La Réunion

Régions de déploiement : La Réunion

Structure animatrice : Société d'études ornithologiques de la Réunion, PN Réunion

Documents :

Flore

En danger critique

Espèces ligneuses des reliques de la bande adlittorale xérophile de La Réunion

Plusieurs espèces d’arbres et d’arbustes vivent dans un même habitat le long de la côte ouest de l’île :
- le Latania lontaroides, palmier à tronc unique, non épineux, pouvant atteindre 12 m de haut ; espèce assez rare dans la nature mais anciennement et largement cultivée et exploitée par l'Homme rendant difficile l'interprétation des pieds isolés ou en masse que l'on peut rencontrer en milieu naturel.
- le Ruizia cordata, arbuste jusqu’à 10 m de haut, à port dressé et ramifié, à jeunes tiges couvertes d'une
pubescence blanchâtre. Rarissime à l’état naturel, la plante est cultivée en pépinière et présente dans de nombreux jardins.
- le Tabernaemontana persicariifolia, arbuste souvent ramifié dès la base, pouvant atteindre 3 m de haut, à latex blanc abon-
dant. L'arbuste peut éventuellement être confondu avec Tabernaemontana mauritiana, qui s’en distingue par des feuilles de dimensions plus importantes, une nervation secondaire plus fournie (environ 20 paires de nervures) et une zonation écologique
distincte (forêts humides de basse et moyenne altitude).

Enjeux du PNA : Conserver les espèces et leur environnement naturel.

Périodicité du PNA en cours : 2021-2025

Historique : 1er plan

Structure coordinatrice : DEAL Réunion

Régions de déploiement : La Réunion

Structure animatrice : CBN Mascarin

Documents :

Flore

En danger critique

Espèces végétales au bord de l’extinction à l’île de La Réunion

Dix espèces fortement menacées avec, pour une majorité d’entre elles, des effectifs très faibles estimés à moins de 50 individus répartis dans quelques populations souvent isolées : Bakerella hoyifolia, Claoxylon, Eulophie, Heterochaenia fragrans, Lobelia parva, Nesogenes orerensis, Oeceoclades versicolor, Persicaria poiretii,Ceodes lanceolata, Les 10 espèces du PNA sont fortement menacées avec pour une majorité d’entre elles des effectifs très faibles estimés à moins de 50 individus répartis dans quelques populations souvent isolées. Exceptées pour A. rousselii et C. lanceolata, les différentes espèces possèdent une distribution spatiale en zone cœur de Parc National.

Enjeux du PNA : Améliorer la situation biologique des espèces à conserver.

Périodicité du PNA en cours : 2021-2030

Historique : 1er plan

Structure coordinatrice : DEAL Réunion

Régions de déploiement : La Réunion

Documents :

Flore

En danger critique

Euphorbes littorales de la Réunion

Deux espèces endémiques de La Réunion, considérées respectivement en danger critique d’extinction et en danger d’extinction. La Euphorbia goliana, chaméphyte prostré à faible lignification des parties inférieures des tiges (Figure 4), à latex blanc, pouvant atteindre 20 cm de hauteur, à fort pivot racinaire ; peut être confondu avec Euphorbia reconciliationis mais s’en distingue par des
feuilles beaucoup plus petites ne dépassant pas 3 × 2 mm et des cyathes solitaires et terminaux. Et Euphorbia viridula , chaméphyte prostré à faible lignification des parties inférieures des tiges, à latex blanc, atteignant 20 cm de hauteur. Une plante plante pionnière et rudérale participant à la colonisation des ouvertures ou tonsures (créées par des perturbations) des pelouses littorales pérennes dominées par trois endémiques : Delosperma napiforme, Euphorbia viridula et Lobelia serpens sur les trottoirs littoraux basaltiques du sud.

Enjeux du PNA : Assurer la conservation à long terme des espèces.

Périodicité du PNA en cours : 2021-2025

Historique : 1er plan

Structure coordinatrice : DEAL Réunion

Régions de déploiement : La Réunion

Structure animatrice : CBN Mascarin

Documents :

Reptiles

En danger critique

Geckos verts de l’Île de la Réunion

Gecko vert de Manapany : Phelsuma inexpectata ; Gecko vert de Bourbon : Phelsuma borbonica

Ils sont probablement les derniers reptiles indigènes de l’île. Ils figurent parmi les vertébrés les plus menacés du territoire. Leur déclin a probablement commencé dès l’installation humaine il y a plus de 350 ans.

Le gecko vert de Manapany est uniquement présent sur une fine bande littorale localisée dans le Sud de l’île (aire d’occupation d’environ 1,4 km²). Ce gecko compte une cinquantaine de petites populations isolées les unes des autres. Le gecko vert de Bourbon possède une aire de répartition d’environ 300 km² et occupe une importante diversité d’habitats naturels, vivant à la fois dans des milieux forestiers et dans des falaises rocheuses d’altitude.

Gecko vert de la Réunion

Enjeux du PNA : Protection des sites qui ne le sont pas et qui peuvent l'être, restauration des habitats naturels, maintien des populations dans les espaces naturels, les milieux urbanisés et agricoles, et amélioration des connaissances ayant un effet sur la conservation des espèces.

Périodicité du PNA en cours : 2020 - 2029

Historique : 2nd plan pour le gecko vert de Manapany, 1er plan pour le gecko vert de Bourbon

Structure coordinatrice : DEAL La Réunion

Régions de déploiement : La Réunion

Structure animatrice : Nature Océan Indien

Documents :

Oiseaux

En danger critique

Pétrels endémiques de La Réunion

Pseudobulweria aterrima et Pterodroma baraui

L'île de La Réunion est la seule île au monde à abriter deux espèces de pétrels endémiques. Ces deux espèces, le Pétrel de Barau (Pterodroma baraui) et le Pétrel noir de Bourbon (Pseudobulweria aterrima), sont toutes les deux menacées d'extinction à moyen et court terme. Ces oiseaux marins ne reviennent à terre que pendant leur période de reproduction, où ils nichent au sol dans des terriers situés en falaises sur des pentes extrêmement difficiles d’accès.

Enjeux du PNA : L'objectif principal de ce plan d'actions est de découvrir le(s) site(s) de reproduction des Pétrels endémiques de La Réunion, de réduire l’impact des prédateurs terrestres et de diminuer l'impact de la pollution lumineuse.

Périodicité du PNA en cours : 2021-2030

Historique : 2nd plan d'action

Structure coordinatrice : DEAL La Réunion

Régions de déploiement : La Réunion

Structure animatrice : PN Réunion

Documents :

Reptiles

Tortues marines sur les territoires français du sud-ouest de l’océan Indien

Il existe actuellement 7 espèces de tortues marines appartenant à 2 familles distinctes. La famille des Cheloniidae est représentée par la tortue verte (Chelonia mydas), la tortue imbriquée (Eretmo-chelys imbricata), la tortue olivâtre (Lepidochelys oli-vacea), la tortue de Kemp (Lepidochelys kempii), la tortue caouanne (Caretta caretta) et la tortue à dos plat (Natator depressa). Ces 6 espèces ont une carapace osseuse recouverte d’écailles cornées à laquelle sont soudées la colonne vertébrale et les côtes. Le nombre d’écailles sur la dossière et la tête, qui diffère selon les espèces, est un critère d’identification. La famille des Dermochelyidae est représentée par une seule espèce : la tortue luth (Dermochelys coriacea). Elle se caractérise par une absence d’écaille à l’âge adulte, sa dossière étant formée d’une épaisse couche de graisse recouverte d’une fine couche de peau appelée « cuir ». 5 de ces espèces sont présentes dans le sud-ouest de l’océan Indien et la tortue verte et la tortue imbriquée s’y reproduisent fréquemment.

Tortue marine

Enjeux du PNA : L’objectif global de ce plan est de protéger les tortues marines non seulement sur les territoires français de l'océan Indien, mais aussi sur l’ensemble de leurs aires de répartition dans cet océan. La complexité de ce PNA se traduit au travers de différents paramètres : non pas une espèce mais 5 espèces de tortues marines ; non pas un territoire, mais 3 territoires français caractérisés par des situations socio-économiques et culturelles très contrastées. De plus, toutes ces espèces sont considérées comme migratrices, et fréquentent au cours de leur cycle biologique des habitats différents répartis sur l'ensemble de l'océan Indien. Enfin, le statut de ces espèces varie en fonction des territoires concernés par le PNA. Ces spécificités impliquent une vision régionale et une stratégie de conservation plus étendue qu'aux seuls territoires français. Pour ces raisons, le PNA intègre une échelle locale, régionale et inter-régionale.

Périodicité du PNA en cours : 2015 - 2020

Historique : 1er plan

Structure coordinatrice : DEAL La Réunion

Régions de déploiement : Mayotte et La Réunion

Structure animatrice : N.A.

Documents :