Les causes majeures de l’érosion de la biodiversité

Bouteille plastique sur une plage - crédit : Manuel Bouquet / Terra

Bouteille plastique sur une plage

Crédit : Manuel Bouquet / Terra

Ces cinq causes sont désormais bien identifiées : le changement d’usage des terres et de la mer, l’exploitation directe de certains organismes, le changement climatique, la pollution, et les espèces exotiques envahissantes.

  • Les changements d’usage des terres et de la mer. Ils sont principalement dus, à l’échelle mondiale, à l’intensification et à l’extension de surfaces agricoles qui conduisent au déboisement de vastes surfaces forestières. En France, ils se traduisent notamment par l’artificialisation, c’est-à-dire par la perte d’espaces, principalement agricoles, ou naturels ou forestiers. Ils conduisent à la destruction, la dégradation et la fragmentation des habitats (abrasion des fonds marins, mise en culture de prairies, pertes de connectivité, perturbation de l’hydrologie), le dérangement des espèces (collisions avec les véhicules, etc.), la dégradation des sols, de leurs fonctions et de leur biodiversité. Dans ce cas, les sols ou le milieu ne peuvent plus jouer leur rôle (héberger des espèces, capter du CO2, etc.).
  • L’exploitation directe de certains organismes (la surexploitation des ressources biologiques). Il s’agit des situations où nous utilisons de façon excessive les ressources naturelles (eau, bois, énergie, produits agricoles…). Cela concerne des activités qui prélèvent trop dans le milieu naturel, au-delà de ce que le milieu peut régénérer. Cela concerne notamment certaines pratiques agricoles ou la surpêche, des activités de chasses non gérées, la déforestation, les sur-prélèvements par les activités récréatives, etc.
  • Le changement climatique. Le réchauffement climatique en cours modifie, perturbe ou menace le monde vivant : l'aire de répartition des espèces animales et végétales se déplace, certains cycles végétatifs s'accélèrent. Le climat est lui -même déséquilibré par les activités humaines qui émettent trop de CO2 et de gaz à effet de serre. Or la biodiversité offre des solutions d’atténuation et d’adaptation au changement climatique reconnues (solutions fondées sur la nature).
  • La pollution des eaux, des sols et de l’air. Il s’agit par exemple des pollutions des milieux aquatiques par les substances azotées et phosphorées, les pollutions de l’air, les pollutions des sols et des milieux aquatiques par des substances dangereuses (pesticides, métaux lourds, etc.), des pollutions émergentes (résidus médicamenteux, nanoparticules, ondes électromagnétiques, etc.), la pollution par les macro-déchets (notamment ceux qui se retrouvent en mer et dans les organismes marins), la pollution des milieux par les micro-plastiques, la pollution sonore (notamment par les transports terrestres et maritimes) ou la pollution lumineuse. Elles détruisent ou modifient les écosystèmes et les espèces.
  • Les espèces exotiques envahissantes (par exemple l’introduction et la dissémination d’espèces exotiques envahissantes ou l’introduction et la dissémination ou la mise en contact avec des agents pathogènes microbiens). Elles constituent une menace pour près d’un tiers des espèces terrestres menacées et sont impliquées dans la moitié des extinctions connues. Les espèces exotiques envahissantes sont à l’origine d’impacts multiples affectant les espèces indigènes, le fonctionnement des écosystèmes et les biens et services qu’ils fournissent.  Ces espèces sont également à l’origine d’impacts négatifs importants pour de nombreuses activités économiques et pour la santé humaine.