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Les contributions des territoires pour nourrir la stratégie nationale biodiversité 2030

Crédit : Arnaud Bouissou / Terra

Une consultation a été organisée du 15 mars au 10 mai 2021 auprès des acteurs des territoires pour élaborer la troisième stratégie nationale pour la biodiversité. Cette consultation ciblait les collectivités territoriales, acteurs économiques, organisations non gouvernementales, usagers de la nature, organismes d’enseignement et de recherche, ou encore gestionnaires d’espaces naturels, pour faire émerger des actions concrètes et accompagner leur mise en œuvre.

Méthodologie de la consultation des territoires

La consultation a pris la forme d’un questionnaire en ligne. Les contributeurs étaient invités à formuler et décrire des propositions en faveur de la biodiversité, en en précisant les problématiques auxquelles leurs propositions visaient à faire face, leurs finalités, les leviers de mise en œuvre, les acteurs à impliquer ou encore les moyens de financement. Outre les saisies en ligne, des contributions reçues en format libre ont fait l’objet d’une ressaisie.

Une diversité des territoires

La plupart des territoires sont représentés par les contributeurs à la consultation. Outre une surreprésentation – attendue – de l’Ile-de-France, les régions Bretagne, Auvergne-Rhône, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie se démarquent également. 11% des contributeurs sont localisés en Outre-Mer.

Des contributions soumises en majorité par des acteurs publics

La majorité des propositions proviennent d’acteurs publics (établissements publics des collectivités locales, établissements publics de l’État, collectivités…), qui ont eu une propension à faire des propositions multiples. À l’inverse, les acteurs privés ont été nombreux à se mobiliser, mais ont limité leur nombre de propositions.

Crédit : MTE

Carte de France

  • Hauts-de-France : 56
  • Ile-de-France : 51
  • Normandie : 21
  • Grand Est : 23
  • Bretagne : 37
  • Pays de la Loire : 23
  • Centre-Val-de-Loire : 43
  • Bourgogne-France-Comté : 30
  • Nouvelle-Aquitaine : 39
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 55
  • Occitanie : 117
  • PACA : 63
  • Corse : 4
  • Guadeloupe : 26
  • Martinique : 2
  • Guyane : 11
  • La Réunion : 56
  • Mayotte : 17
  • Nouvelle Calédonie : 13
  • Wallis et Futuna : 12
  • TAAF : 22
  • échelle régionale non pertinente : 63
  • toutes régions : 11
  • N/A : 3

Graph :

  • Etablissements publics de collectivités locales : 22 %
  • organisme de recherche : 2 %
  • acteurs socio-économiques (entreprises, syndicats...) : 7 %
  • services de l'État : 8 %
  • collectivité territoriale : 8 %
  • établissements publics de l'État : 14 %
  • association : 19 %
  • autre : 20 %

Les thématiques des propositions

Les propositions visent principalement à :

  1. Protéger et reconquérir les écosystèmes (26% au global) – 210 proposition
  2. Améliorer le pilotage des politiques publiques de biodiversité  (17% au global) – 136 propositions
  3. Promouvoir un modèle socio-économique favorable à la biodiversité (14% au global)  – 110 propositions
  4. Choisir un modèle d’aménagement sobre, inclusif et résilient (12%) – 95 propositions / Favoriser l’harmonie entre l’Homme et la Nature (12%) – 93 propositions / Agir pour l’agriculture, l’alimentation et la santé (11%) – 85 propositions
  5. Développer la connaissance (8%) – 63 propositions

Messages clefs

Les finalités de bien vivre en harmonie avec la nature (37%) et de restauration de la biodiversité (35%) arrivent en tête à égalité, vient ensuite la réduction des pressions (24%) : cela traduit un changement de prise de conscience forte de l’importance de la place de la nature dans notre quotidien.

L’échelle infra-régionale est privilégiée (43%) par les contributeurs comme la plus à même pour mettre en œuvre leurs propositions et en second niveau l’échelle nationale et régionale (21%).

Les gestionnaires d’espaces naturels, collectivités territoriales et établissements publics de l’État sont identifiés comme les premiers acteurs à impliquer.

Parmi les leviers plébiscités, les leviers économiques prédominent (26%). Viennent ensuite les leviers de recherche (21%) puis juridiques ou administratifs (21%).